Bachi-Bouzouk. Jean-Léon Gérôme. 1869. Metropolitan museum. New York.
Après avoir passé une impression sombre sur la toile, le dessin est reporté en enduisant de pigment blanc le verso de la photocopie du tableau agrandie à la dimension de la toile.
La photocopie a alors les propriétés d’un carbone.

Puis les lumières sont posées sur l’impression sombre uniquement avec du blanc de titane, les nuances étant données par les différentes intensités de la peinture. Plus elle est opaque, plus elle est blanche, et donc plus la zone est lumineuse.
Quand la pose des blancs est treminée, et qu’ils sont secs, on passe à la couleur. Mieux auront été posés les blancs, plus facile et rapide sera la mise en couleur.

Plusieurs passages seront nécessairespour parfaire le modelé du visage, la subtilité des tons et la richesse des détails.

La grande odalisque. Détail. Jean-Dominique Ingres. 1814. Musée du Louvre.
Sur la toile qui a reçu une impression ocrée, le dessin est reporté en TOB (terre d’ombre brûlée)

Puis le tableau est monté en camaëu de TOB. Mieux le guide en camaïeu est réalisé, plus aisée sera la pose de la couleur, bien sûr.



L’homme à la ceinture de cuir. Portrait de l’artiste. 1845-1846. Musée d’Orsay. Paris.
Après avoir posé une impression ocre jaune sur la toile, le dessin est reporté. Ici, on s’est servi de la photocopie du tableau agrandie à la taille de la toile, au dos de laquelle on a écrasé du pigment terre d’ombre brûlée, et qui a donc alors les propriétés d’un papier carbone.

Ensuite, le portrait est monté uniquement avec du blanc de titane sur l’impression ocre jaune.

Une fois le blanc posé de façon satisfaisante, et quand il est sec, on peut passer à la première couche de couleur. Ici, le visage est à moitié travaillé.

Il faudra ensuite, après séchage, poser une deuxième couche de peinture de façon à affiner le modelé et peaufiner les détails, un troisième passage serait nécessire pour inclure le personnage dans le fond.

Portrait de femme du Fayoum. Egypte romaine.
Sur un panneau de bois préparé, le dessin est reporté au carreau.

Puis une impression colorée, ici en terre d’ombre brûlée, à la colle de peau couvre tout le panneau.

Il s’agit ensuite de trouver les tons du fond puis de modeler le visage, en partant des tons sombres pour petit à petit arriver aux réhauts de lumière.


Bouquet de fleurs.
Après avoir posé une impression sombre sur la toile, le dessin est reporté en blanc, toujours selon la même méthode.

Puis les fleurs sont travaillées en blanc, les legumes et feuillages reçoivent directement une couche de vert pour commencer.

Lorsque les blancs sont bien posés et bien secs, les fleurs reçoivent leur première couche de couleur.



L’Ange de saint Mathieu de l’Evangéliaire de Khitrovo, Moscou
Sur un panneau de bois préparé et soigneusement poncé, on pose le dessin.
Cette icône va être ici reproduite selon la méthode de peinture des primitifs italiens, à la tempera à l’oeuf. Les icônes orthodoxes peintes en Russie ne sont pas peintes de la même façon, mais les matériaux sont identiques.

Après la gravure des contours du dessin, puis la pose de l’assiette à dorer, on pose la feuille d’or.

Une fois l’or bruni et les contours du dessin nettoyés d’éventuels débordements d’or, on peint par aplats de couleur légers.

Les graphismes sur les ailes sont posés avec des feuilles d’or adhésif sur un mordant qui suit le tacé des graphismes, ici une simple mixtion à l’eau.

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