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DORURE ET RESTAURATION DE CADRES

En 2009, l’atelier de peinture Re-Naissance
a ouvert un nouveau cours de dorure et de restauration de cadres sur 2 années à Paris.

Le cours est assuré par Monsieur Régis Barbut.

INSCRIPTION A TELECHARGER :

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notre mail : atelier re-naissance

Apprentissage de la pose de la feuille d’or sur bois selon la technique traditionnelle de la dorure à l’eau

LA DORURE A L’EAU.

COURS PREMIERE ANNEE :

Durée : 3 heures

Horaires des cours pour la première année

le mercredi à 09 H 30/12 H 30

Matériel personnel à prévoir :

  • 3 cadres neufs en bois blanc
  • 3 brosses à blanchir (n°8 - 10 - 14)
  • 1 coussin à dorer
  • 4 appuyeux (2 n°1 - 2 n°2)
  • 1 palette à dorer
  • 1 mouilleux n°1
  • 1 chien n°00
  • 1 rondin
  • 1 fer carré de 2cm
  • 1 ébauchoir
  • 1 spatule de doreur
  • 1 couteau à dorer
  • 2 brosses à patiner
  • 1 agate
  • 1 fer à refendre (avec manche)
  • 1 blouse
  • feuilles d’or

Dans un premier temps il n’est pas nécesaire d’acheter tout le matériel. Celui-ci sera à compléter au fur et à mesure de l’avancement du travail réalisé.

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matériel de dorure

Exécution

Le panneau enduit doit être parfaitement lisse et poncé.
Il peut être gravé ou orné de dessins en relief faits avec de l’enduit .

L’assiettage

préparation et pose de l’assiette

    • Préparez d’abord de la colle de base dont la concentration sera de 120g de colle sèche pour 1 litre d’eau selon la même méthode que pour la préparation de la colle de base pour l’encollage. C’est la concentration qui change.
      Ou alors si vous utilisez de la colle à 100g par litre vous ne mettrez que 4 volumes d’eau pour préparer votre colle d’assiette.
    • Préparez de la colle d’assiette
      Proportions : 1 volume de colle de base+ 6 volumes d’eau
      Mettez une cuillère à café d’assiette en pâte dans un pot en verre et rajouter 2 doigts de colle d’assiette, puis mettez au bain marie à feu doux et laissez cuire en remuant jusqu’à ce que la pâte soit complètement fondue, et que mélange soit bien homogène.
    • Ensuite « couchez » l’assiette sur le panneau préparé à l’aide d’un pinceau souple sans vous préoccuper des traces de pinceau et sans revenir au même endroit.

Poser au moins trois couches mais 5 couches sont nécessaires quand l’or doit être bruni.
Laisser sécher entre chaque couche.

Le chiennage
Quand l’assiette est bien sèche, le lendemain de la pose, passer le chien (pinceau en à poils durs de sanglier) sur toute l’assiette afin de faire disparaître la moindre aspérité. On peut aussi utiliser le papier de soie qui protège les feuilles d’or dans les carnets. L’assiette va devenir brillante,( ne pas chienner trop fort).

Pose de l’or :

    • Avant tout dégraisser la surface de l’assiette avec de l’alcool à brûler passé au pinceau.
    • Préparation de la feuille : déposer la feuille d’or en la faisant glisser du carnet sur le coussin (ne jamais toucher), la retourner avec le couteau jusqu’à ce que tous les plis disparaissent. Pour défriper une feuille mal sortie du carnet, souffler très près au-dessus par petits coups brefs, à la verticale.
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dépose de la feuille sur le coussin
    • Découpe de la feuille : Se servir du couteau bien dégraissé avec de l’alcool à brûler. On coupe la feuille en 2 ou en 4 avec le couteau placé perpendiculairement à la feuille et en le déplaçant suivant un mouvement de va et vient.
    • Pose des feuilles :
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pose de la feuille d’or

Placer votre planche inclinée devant vous de façon à ce que l’excès d’eau puisse s’écouler vers le bas sans risquer de tacher l’or déjà posé. On pose les feuilles de haut en bas pour éviter toute trace d’eau.

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saisie de la feuile d’or avec la palette

On saisit la feuille avec la palette que l’on aura passée au préalable sur son front ou sur le dos de la main préalablement graissé avec de la crème pour que la feuille d’or adhère à la palette.

    • Ensuite, on mouille abondamment la surface à dorer. Quand on posera la feuille elle sera aspirée par l’eau et se plaquera sur l’assiette. Présenter la feuille parallèlement à la surface mouillée.
    • Tapoter ensuite légèrement avec un appuyeux, perpendiculairement à la feuille, pour chasser l’eau et la faire bien adhérer à la surface si se sont formées de petites cloques. Ne pas se préoccuper de l’aspect éventuellement froissé de la feuille, elle va se tendre en séchant..
    • Quand la surface dorée est sèche (un bruit sec doit s’entendre quand vous tapotez avec l’agathe), au bout de une à trois heures environ, enlever l’or superflu à l’aide d’une brosse douce et sèche.

A ce moment peuvent apparaître des manques dus à un manque d’eau ou à des bulles d’air Il faut alors procéder au ramendage : rapiéçage de l’or.

Découper des pièces un peu plus grandes que la surface à recouvrir et mouiller avec un pinceau fin uniquement à l’endroit qui sera recouvert d’eau ;

Si de l’eau déborde sur l’or celui-ci sera taché et ne pourra pas être bruni. Ces taches ne se verront pas si l’or est maté.

    • Ensuite, brunir avec une agathe pour obtenir une surface brillante. L’idéal est de brunir le jour même de la dorure.
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brunissage de l’or
    • Puis on peut mater la surface dorée avec de la colle à mater : colle de peau à 1/10e plus 7 fois son volume d’eau.

Si on passe de la gomme laque pour protéger l’or qui n’est pas bruni, ce qui est nécessaire quand le panneau doit être fréquemment manipulé en cas de peinture, on peut se dispenser de passer la colle à mater.
Sur la dorure déjà brunie on peut tamponner avec des poinçons pour faire des décorations.
(très délicat)

    • Patine de l’or

Pour patiner l’or et lui donner un aspect vieilli, on peut le frotter avec un pinceau sec ou légèrement humide et ainsi l’user. L’assiette apparaîtra en transparence.

On peut aussi passer des jus colorés à la gouache pour salir certaines parties. Procéder avec beaucoup de prudence.

    • A la fin du travail, protéger la dorure qui n’a pas été brunie en passant une fine couche de gomme laque

RESTAURATION DE CADRES

  • OPERATIONS SUCCESSIVES POUR LA RESTAURATION DE CADRES
  • préparation des bois
    Pour les bois neufs on dégraisse à l’alcali puis on rince à l’eau claire. Cette
    opération présente l’interêt de dilater les pores du bois et de relever les
    fibres qui ont été couchées lors de l’usinage, ce qui fournira une meilleure
    accroche à l’apprêt.
  • encollage
    La colle de base étant visqueuse afin qu’ elle pénétre en profondeur on la dilue
    à 50% d’eau pour la première couche .
    Un deuxième encollage est effectué à la colle de base non diluée.
    L’encollage doit-être presque bouillant avec des brosses à blanchir petites ou
    plus grandes selon le cas.
  • blanchissage : pose de l’apprêt
    Avant cette opération, il faut s’il ya lieu, reboucher à la pâte les trous et
    accidents divers, et passer un coup d’abrasif pour éliminer les fibres de bois
    qui auraient pu se lever au passage de la colle.
    L’opération de blanchissage permet de remplir les légers manques et de donner
    une surface très dure qui supportera le brunissage de l’or.
    Le blanc de doreur s’utilise chaud, avec des brosses à blanchir adaptées au
    volume des ornements et des moulures, en « piquant »et en veillant à ne pas
    empâter les motifs. Sur les parties planes on passe le blanc en piquant et l’on
    peut le passer en lissant pour les 2 dernières couches.
    De 4 à 11 couches peuvent-être nécessaires(en général 7). Il faut attendre le
    séchage d’une couche avant de passer la suivante, c’est à dire quand l’apprêt
    est devenu bien blanc, signe que l’humidité a disparue.
  • restauration des motifs ornementaux au gros blanc
    A l’ inspection le cadre va présenter des défauts. Si ce sont des petits manques
    on va les combler au gros blanc.
    Pour ce faire on va malaxer un petit morceau de gros blanc que l’on va mouiller
    de salive dans la bouche afin qu’il adhère bien. On lisse avec l’index ou une
    spatule pour boucher le manque.
    Il n’y a aucun danger à mettre la pâte dans la bouche, ses composants sont
    totalement inoffensifs. Des générations de doreurs en ont fait ainsi sans en
    être indisposés !
  • moulage
    La fragilité des cadres dorés fait que souvent une partie des motifs ont
    disparus ou sont trop abimés pour être rebouchés et redorés tel quels. Ces
    motifs sont la plupart du temps symétriques et l’un d’entre eux a souvent
    résisté. On pourra donc en faire un moulage. Avant le moulage il y a lieu de
    nettoyer le motif et de boucher à la pâte les petits manques ou fissures.
    Autrefois les moules se faisaient avec du souffre enrobé de plâtre. Aujourd’hui
    des produits modernes facilitent la tâche. On utilise une pâte silicone type
    pâte de dentiste pour les empreintes, qui a l’avantage d’être facile à mettre en
    oeuvre, rapide à sécher et qui reste souple, permettant des moules à contre
    dépouille.
    Le moule étant réalisé, on le rempli de gros blanc en tapotant celui-ci afin de
    bien le faire rentrer dans les détails du moule. Si la pâte adhère trop au
    moule , on peut passer à l’intérieur du moule un peu d’essence de
    térébenthine.En général on démoule le motif au bout de 10 minutes, qui doit
    conserver encore une certaine souplesse.
    On colle le motif démoulé avec de la colle bouillante qui peut-être chargée de
    blanc.
  • poncer et adoucir
    Il faut maintenant rendre lisses et unies les surfaces apprêtées et les motifs
    reconstitués .
    On va utiliser soit du papier abrasif à sec soit de l’abrasif à l’eau. On
    travail à l’eau si celle-ci ne risque pas d’endommager les parties adjacentes.
    Pour les moulures on peut utiliser des cales profilées en bois pour passer le
    papier de verre, ou tailler une pierre à l’aide de râpes ou de limes pour
    s’adapter au profil à poncer.
    On utilise des papiers abrasifs allant du gros au très fin(80-150-220-400) pour
    obtenir une surface lisse comme du marbre.
    Les doreurs autrefois utilisaient des tiges de prêle mouillées, plante rugueuse
    poussant en milieu humide et très riche en silice. On emploie aujourd’hui plutôt
    des abrasifs très fin.
  • reparer (réparer ou reparer)
    Après l’apprêtage au blanc de Meudon et les différentes phases de ponçage, les
    moulures et les motifs restent encore légèrement empâtés. Il faut donc rendre
    les profils plus nets. Pour ce faire on utilise des fers à reparer de
    différentes formes. On les tient, le manche dans la paume droite, l’index sur le
    dessus du fer, et la main gauche , avec l’index en particulier, va guider le fer
    le long des profils de la moulure. On tire le fer vers soi.
  • encollage jaune
    Cet encollage s’utilise à chaud(45°), avec une brosse à blanchirde taille
    adaptée en »piquant » dans les fonds, afinqu’il n’y est pas de parties sans
    jaune.
    Cette opération a pour but, en particulier de remplir le fond des motifs qui
    pourraient ne pas être recouvert de feuille d’or lorsqu’elle va se casser, ces
    légers manques seront alors moins visibles. On en pose sur la totalité du cadre
    afin de préparer la pose de l’assiette.
  • pose de l’assiette
    Avant cette opération, il faut ôter les poussières occasionnées par le ponçage
    et la reparure à l’aide d’une brosse et ensuite d’une éponge humide.
    L’assiette s’utilise froide avec une brosse plate, en lissant les profilset le
    dessus des motifs et surtout pas dans les creux. Pour cela il faut tenir la
    brosse presque parallèle au bord du cadre.
    2 à 3 couches sont nécessaires, en laissant sécher entre chaque couches.
    Faire attention que la poussière ne se dépose pas sur l’assiette.
    Ne pas toucher l’assiette avec les mains car le peu de graisse déposée
    empêcherait l’or d’adhérer.
    Une bonne assiette doit à la pose faire des « yeux », sinon elle est trop forte,
    on y rajoute de la colle.
    Si elle est trop claire on laisse reposer et on jette le dessus.
  • pose de l’or
    Avant la pose l’or passer vigoureusement le chien sur les surfaces à dorer.
    On prépare le matériel :
    un bocal avec de l’eau fraiche dans lequel va tremper le mouilleux
    on se graisse la joue là où passera la palette qui saisira l’or
    le coussin à dorer, tenu dans le pouce gauche
    la palette à dorer entre l’index et le majeur gauche, la face enduite de graisse
    en dessous
    l’appuyeux(de préférence double) entre le majeur et l’annulaire
    le couteau à dorer entre l’annulaire et l’auriculaire par le manche
    le cadre est posé sur l’établi, le côté gauche étant sur-élevé pour que l’eau
    puisse s’évacuer vers la droite.
    on fait glisser les feuilles d’or du carnet sur le coussin
    à l’aide du couteau on ramène la feuille sur le devant du coussin, que l’on
    étale en soufflant légèrement.On la découpe en bande suivant la surface à
    recouvrir.
    l’eau est ensuite largement déposée sur la surface à dorer. Après avoir passé la
    palette sur la joue , on attrape la feuille d’or au tiers environ de sa hauteur,
    que l’on place d’un geste rapide et précis à l’emplacement voulu.
    On commence donc à gauche et l’on continue vers la droite en superposant les
    feuillesde quelques millimètres, en remouillant à chaque fois. Avec le mouilleux
    on insère par le haut, de l’eau sous la feuille déjà posée pour qu’elle se tende
    et se redresse. On peut ajuster légèrement avec l’appuyeux.
    Ne pas mouillé l’or déjà posé car il serait taché.
    L’appuyeux doit toujours être bien sec, c’est pour cette raison qu’il faut en
    avoir plusieurs.
    S’il faut plusieurs parties de feuille d’or pour de grands aplats, on commence
    par poser la partie du bas.
    Si la surface est ornée de motifs(perles, rais de coeur...)la feuille va se
    casser dans les creux. Il faut alors dorer les motifs un à un, ou plisser
    légèrement la feuille d’or , soit en lui faisant des crans sur le coussin avant
    de la prendre, soit en la frisant en la prenantde gauche à droite pour qu’elle
    aille au mieux dans les fonds.
    Si les manques laissent apparaître l’assiette, on doit y déposer un petit
    morceau d’or, car sinon il faudra le faire au ramendage.
  • brunissage
    Cette opération a pour but de rendre l’or plus brillant et d’un ton chaud,
    presque brun, d’ou son nom.
    A l’aide du brunissoir, on va frotter fortement les parties à brunir. C’est
    souvent lors de cette phase que l’on découvre les défauts fait pendant les
    opérations précédentes : blancs pas assez secs,assiette mal passée ou trop
    forte, motifs mal reconstitués...C’est souvent la phase des désillusions !
  • ramendage
    le but est de rattraper les manques d’or . On remouille l’assiette où il y a des
    manques avec un mouilleux pas trop chargé en eau( on peut ajouter un peu
    d’alcool fin à vernir pour hâter le séchage), et l’on pose le petit morceau d’or
  • matage
    On passe la colle à mater sur l’ensemble des parties dorées, y compris les
    parties brunies. Les parties non brunies vont être rendues mates par le passage
    de cette colle.
    Cette opération se fait de droite à gauche à l’aide d’un rondin pour ne pas
    décoller l’or ,qui lui a été posé de gauche à droite.
  • jaune de côté
    les côtés du cadre ne sont pas forcément dorés. Afin de les protéger et de les
    rendre moins visibles on passe une couche de jaune. Il est passé avec une brosse
    à blanchir, du devant vers le fond pour éviter de salir les parties dorées, et
    essuyé immédiatement en une seule passe avec la paume de la main, d’un geste
    rapide.
  • patine
    la patine est une question d’appréciation afin d’harmoniser avec le reste du
    cadre qui est resté dans son état primitif.
    On commence par user légèrement les ors à la laine d’acier 000 , en particulier
    les brunis, pour faire apparaître l’assiette, puis l’on étale à l’aide d’un
    rondin un jus composé de gouache terre d’ombre dilué dans l’eau froide, suivant
    l’effet recherché. On peut également utiliser d’autres couleurs, sépia,terre de
    Sienne etc... ou d’autres teintes.
    Ensuite on passe une brosse à patine en piquant et en essuyant sa brosse sur
    l’établi pour diminuer la quantité de jus passé.
  • passage de la cire
    Afin de protéger l’ensemble, on passe au pinceau de la cire d’abeille à
    l’essence C ( 30g/litre d’essence C).
    Pour accentuer le vieillissement on peut soupoudrer de la terre pourrie après le
    passage de la cire, qui va se mettre dans les creux.
  • Enfin dernière étape, on fait reluire avec un chiffon de laine
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en restauration avec blanc de meudon

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cadre en restauration

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