Techniques de peinture enseignées 

Portraits du Fayoum


Peinture à la cire : Portraits du Fayoum

Les portraits dits du Fayoum

qui nous fascinent autant par leur qualité artistique que par leur intérêt archéologique ont été découverts majoritairement dans cette région qui leur a donné son nom mais aussi dans des nécropoles situées dans différentes régions d’Egypte .On en a trouvé aussi dans des nécropoles situées dans des villes où les Grecs avaient fondé des colonies : Thèbes ou Antinooupolis , par exemple.

Très peu de portraits ont été retrouvés dans le delta,

en particulier dans la région d’Alexandrie, et cela certainement à cause du climat et de la proximité de la mer, l’humidité n’ayant pas permis leur conservation.

Giotto Saint François d'Assise


Tempera à l’oeuf : Les Primitifs italiens

Avant l’apparition de la peinture à l’huile au XVeme siècle,

et exception faite de la peinture à la cire, toutes les peintures sur panneau étaient des détrempes, c’est à dire à l ‘eau, comportant des liants divers, le plus souvent de la colle, puis de l’œuf. Sur les murs les peintures étaient faites “a fresco”, c’est à dire que la peinture : eau plus pigments, était posée sur un enduit frais, composé d’un mélange de sable et de chaux. En séchant, la carbonatation de la chaux fixait les pigments dans l’enduit.

Avec la tempera on peut peindre sur tous types de support : murs, panneaux de bois, toiles…

On qualifie de « primitifs » les peintres qui, les premiers, ont peint sur d’autres supports que les murs.

L'Agneau mystique-Van Eyck


Peinture à l’huile des Primitifs flamands

Quand on parle de peinture flamande au XVe siècle,

il s’agit de celle des anciens Pays Bas soit des territoires occupés aujourd’hui par la Belgique, la Hollande et une partie de la France qui dépendaient du pouvoir du Duché de Bourgogne (depuis 1369). Ces Pays Bas Bourguignons regroupaient donc les comtés de Flandre et de Hollande, la partition entre les deux se fera au 16e siècle pour des raisons politiques et religieuses.

De nombreuses peintures furent produites.

Cela reflète la prospérité économique et culturelle que connaît la région sous les Ducs de Bourgogne. Mais relativement peu d’entre elles nous sont parvenues.

Pendant des siècles, les peintures de van Eyck, van der Weyden et leurs contemporains ont été admirées d’abord pour leur réalisme.

En effet, à cet égard, van Eyck et van der Weyden n’ont jamais été égalés,

bien que leur talent aille bien au-delà de la simple imitation de la nature.

Gentile da Fabriano L'adoration des Mages


La Renaissance italienne au XVème siècle

L’Italie va connaître durant deux siècles un foisonnement d’artistes exceptionnels, et nous ne parlons que des peintres ! Un feu d’artifice qui illumine l’Europe !

Dès le début du XVe siècle, le quattrocento en italien, de jeunes peintres vont rompre avec la tradition picturale de leurs aînés que l’on appelle « gothique » et qui était imprégnée de l’esprit du Moyen Age.

Il est évident que cette évolution n’est pas une rupture nette, mais une évolution qui se nourrit des apports du trecento (XIVe siècle). Nombreux sont les peintres qui, soit par leur réalisme novateur, soit par leurs recherches sur la perspective, ont participé, chacun à leur manière, à introduire en peinture la troisième dimension. Beaucoup étaient sculpteurs d’ailleurs.

Sainte Anne Leonard de Vinci


La Renaissance italienne au XVIème siècle

Le début du siècle marque l’apogée de la Renaissance.

A Florence et Rome travaillent Léonard de Vinci, Michel Ange et Raphaël avec lesquels l’idéal de l’artiste humaniste atteint un sommet.
A Venise, Titien, Véronèse et Le Tintoret s’imposent dans toute la mesure de leur talent.

A partir du deuxième tiers du siècle, l’instabilité politique et le déclin économique qui s’ensuit : sac de Rome en 1527, montée de la Réforme protestante, affaiblissement de la papauté, ont des répercussions dans le domaine de l’Art, les artistes et notamment les peintres s’écartant de l’idéal classique

C’est le maniérisme qui va s’étendre, avec ses formes étirés et exaspérées, ses coloris acides, les compositions déséquilibrées et ne répondant plus aux lois de la perspective, ce qui se retrouve dans la peinture du Pontormo, de Rosso et du Parmesan.

L’exacerbation de ce style manièriste trouvera à la fin du siècle des contradicteurs, tels les Carrache et le Caravage, qui redonnent à leurs compositions une simplicité et un naturalisme novateur

Rembrandt autoportrait


La technique de Rembrandt

Rembrandt est né à Leyde, en juillet 1606,

d’un père meunier. De famille modeste, il reçoit néanmoins une instruction soignée qui lui permet d’intégrer l’université de Leyde.
Il n’y reste pas ; en 1625, il entre en apprentissage pour 6 mois chez le peintre d’histoire, Peter Lastman, à Amsterdam.
Il revient à Leyde où il va partager un atelier avec Jan Lievens, également ancien élève de Peter Lastman.
En 1631, Rembrandt part à Amsterdam et s’installe chez le peintre et marchand de tableaux : Hendrick van Uylenburgh, dont il épouse la cousine, Saskia, en juillet 1634.

A partir de 1632, il signe ses oeuvres de son prénom : Rembrandt.

Il a 26 ans. Il est riche et il est reconnu…

Rubens Hélène Fourment et son fils


La technique de Rubens

Peintre de cour, partisan de la Contre-réforme( par conviction ou opportunité ? ) Rubens ne manque pas d’ouvrage. Il faut reconstruire les 400 églises saccagées par les iconoclastes.:

Son atelier est une usine.

Composé de son bureau où il réalise les esquisses, de l’atelier proprement dit où sont peintes les œuvres sur toile par ses aides et d’une galerie d’exposition.
Quand les toiles sont presque achevées Rubens y ajoute sa touche personnelle et les signe pour les authentifier.

Rubens est cher.

C’est aussi un homme d’affaire qui ne néglige aucun profit.

Van_Aelst_Willem


Natures mortes

Le terme nature morte désigne la représentation d’objets inanimés.

Le terme hollandais : « stilleben » : vie tranquille ou immobile, apparaît au milieu du 17ème siècle au moment de l’apogée du genre en Hollande. Ce n’est qu’au 18ème siècle que l’expression « nature morte » s’impose en français. C’est peut-être parce qu’elle était d’abord utilisée pour la représentation d’animaux morts, de gibier, que cette expression est née. Ce terme nommera par extension la représentation d’objets usuels, de vaisselle, de fruits, légumes, et fleurs, qui entrent dans la composition de ces peintures d’objets immobiles.

Présent dès l’Antiquité ,le genre de la nature morte connut certainement une longue période de faveur puisqu’on peut en retrouver des exemples peints à fresque sur les murs de Pompéï, rares vestiges de la peinture antique.

En revanche au Moyen Age, on n’a plus trace de composition similaire et il faut attendre la pré renaissance au sud de l’Europe pour retrouver des assemblages d’objets usuels inclus dans des peintures religieuses, en relation avec les personnages représentés.

En Europe du Nord, le même phénomène va se produire un peu plus tard, les groupes d’objets étant d’abord inclus à l’intérieur d’une scène religieuse, ou au revers d’un retable, ou encore en trompe l’œil sur une étagère peinte à l’intérieur d’un panneau.

Mais c’est à l’apogée de la renaissance que les artistes italiens, inspirés par l’antiquité, vont ressusciter le genre de la Nature Morte autonome, l’exemple le plus célèbre étant sans doute la « corbeille de fruits » du Caravage.

Fouquet dyptique de Melun


La peinture française aux XVI ème et XVII ème siècles

Pendant longtemps l’art pictural en France s’est principalement exprimé dans l’art de l’enluminure ornant les manuscrits de riches miniatures et dans l’art du vitrail qui connait son apogée entre le XIIIe et le XVe siècle.
C’est dans ces deux domaines que le génie créatif des peintres en France va se distinguer, particulièrement dans l’art du Vitrail qui n’existe pratiquement pas ailleurs, les larges ouvertures des cathédrales gothiques offrant un magnifique champ d’action.

L’ECOLE D’AVIGNON

En installant la cour pontificale à Avignon à partir de 1326, les papes vont créer un centre culturel et artistique important où se côtoieront des peintres de toutes origines.

D’abord italiens, majoritairement siennois, ces peintres vont transmettre leur savoir faire vers le nord. Au XVe siècle, Avignon qui est à l’écart des guerres qui ravagent le Nord, et qui connaît une période de prospérité économique propice à l’essor des Arts, accueille nombre de peintres venant des régions septentrionales.

Cela fera de la Provence un creuset fécond dont la créativité fut la plus riche au 15e siècle, à la période du roi René, grand amateur d’art, qui s’installe à Aix en 1471. Cette créativité se tarira au 16e siècle.

Il reste relativement peu de témoignages de cette période. Mais il en existe de remarquables, citons :

Enguerrand Quarton (Né avant 1419-mort vers1466). Originaire de Picardie et arrivant tôt en Provence, la peinture de ce peintre est exemplaire en ce qui concerne l’alliance des deux influences, latine et flamande.

monet impression soleil levant


Les impressionnistes

La peinture impressionniste colorée, vive, gaie, poétique est le style de peinture qui touche le plus grand public, largement au-delà du cercle des connaisseurs et des amateurs.
Sans doute est ce du à l’émotion transmise au spectateur par le peintre qui donne à voir le monde en agissant sur ses sensations.

Tout en représentant des scènes de vie intense, de moments privilégiés de fête et de plaisirs cette peinture rend compte du caractère éphémère de ces instants et par conséquent de l’inéluctable fuite du temps, à l’instar d’un instantané photographique.

La peinture impressionniste qui plaît tant au public de nos jours connut cependant un avènement très difficile. La rupture de ton avec la peinture académique et classique était si grande et causa un tel scandale que cette nouvelle peinture mit une trentaine d’années à se faire accepter par ses contemporains.

Et même en 1894 lorsque Caillebotte lègue sa collection à l’Etat, dix-sept tableaux seront finalement refusés sur les soixante cinq chef d’œuvres proposés et partiront à l’étranger.

Aujourd’hui l’impressionnisme nous paraît au contraire dans le droit fil d’une peinture réaliste et l’aboutissement naturel de l’évolution que connut la peinture au dix-neuvième siècle.